LBSNDD : le blog sans nom de dimitri

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mardi 7 juin 2005

Jeu, set et match

Au cours de l'année 2001 je fis la connaissance de Slime Volley, jeu écrit en Java aujourd'hui présent sur bon nombre de sites. Le graphisme est plutôt rudimentaire, mais le jeu se révèle très prenant.

Il s'agit d'un jeu de volley en deux dimensions. Les deux joueurs sont dans un même plan, c'est-à-dire qu'il ne peuvent qu'avancer ou reculer. Les joueurs sont représentés par une demi-sphère. Au début le comportement de la balle sur la surface arrondie du joueur est plutôt déconcertante, voire (très ?) énervante. La vitesse de la balle, le déplacement du joueur influent sur les rebonds : il est possible de réaliser des effets.

J'ai ensuite délaissé Slime pour Blobby Volley qui proposait à deux joueurs de s'affronter en réseau. De plus, le jeu était plus simple, il était facile de trouver des partenaires, surtout lorsque l'on travaille dans le jeu vidéo. Mais, Blobby présente quelques défauts. Il n'existe que pour Windows, n'a pas été programmé de manière optimisée ce qui fait qu'il nécessite une grosse configuration et s'avère difficilement jouable hors d'un réseau local.

Tout récemment j'ai fait la connaissance de Paraball fortement inspiré de Slime Volley. Développé grâce à la bibliothèque Fenix initialement pour la console de poche Gamepark32 il est également disponible pour Linux et Windows. Les sources sont fournies avec pour toute mention légale : « No licence. Do whatever you want with this :) » (Pas de licence. Faites ce que vous voulez avec.)

On reconnait rapidement l'influence Slime Volley avec une touche de Matrix. Paraball propose plus d'options que Slime Volley. Ainsi, vous pourrez jouer en tie-break (comme dans Slime) mais aussi en mode advantage (il faut prendre le service avant de pouvoir marquer des points) et le terrible mode rebonds (pour marquer, la balle doit tomber trois fois dans le terrain adverse).

Trois niveaux de difficultés vous permettront de vous immerger progressivement. En niveau difficile le joueur CPU est vraiment aggressif et monte au bloc à chaque fois qu'il peut. Il faudra feinter. Enfin, vous pouvez jouer une partie en un, deux ou trois sets.

Toujours dans l'ambiance Matrix vous pourrez activer le bullet-time. À ce moment-là la balle et le joueur adverse sont ralentis. Cela vous permet de récupérer plus facilement une balle qui vous aurait échappée. En début de partie vous disposez d'une jauge de 100 % qui diminue lorsque vous utilisez le bullet-time. Elle remonte progressivement lorsque vous ne l'utilisez plus.

Le petit plus : Paraball dispose de sons différents pour chaque cas de figure. La balle ne produit pas le même son lorsqu'elle tape sur le joueur de gauche ou celui de droite. Idem pour le filet ou le sol en mode rebonds.

Un jeu dont vous deviendrez vite accroc. Pire, si vous possédez une GamePark, vous pourrez rendre dingue vos voisins de train :).

Paraball chez Linux Game Tome

mercredi 1 juin 2005

Nexuiz

Mardi 31 mai est sorti la première version publique (estampillée 1.0) de Nexuiz, un FPS entièrement sous licence GPL. Oui, entièrement. Le code source et les données (textures, modèles 3D, musique). Il utilise le moteur Dark Places qui est une version approchante du moteur de Quake premier du nom. D'abord conçu par tatonnements, Dark Places a ensuite bénéficié de la publication sous licence GPL du moteur de Quake par idSoftware.

Cependant, n'attendez pas un concurrent à Halflife 2 ou à Halo 2 (ni même aux premiers épisodes). Nexuiz est focalisé sur le deathmatch bien bourrin qui fit le succès de ce genre de jeux. Pas de jeu en équipe, chacun pour soi et je tire dans le tas. Personnellement, c'est comme ça que j'aime les FPS. À l'opposé, j'ai aussi un faible pour Thief.

De plus, cette première version ne comporte pas de bots, donc, pas moyen de jouer en solitaire dans son coin. Vous devrez affronter des gens réels sur le réseau.

Pour ce qui est des chiffres, les voici : 3 ans et demi de développement (amateur donc incomparable avec un studio de développement), 17 cartes, 28 personnages, 10 musiques pour un total de 161 Mo. Le jeu étant en GPL, s'il rencontre du succès, ces chiffres ne vont pas tarder à grimper. Actuellement vous pouvez jouer à Nexuiz avec Windows, Linux sur architecture 32 bits, Linux sur architecture 64 bits et prochainement sur MacOSX. Toutes les versions se trouvent dans la même archive.

La version actuelle est amenée à connaître des améliorations du fait des retours des joueurs qui le découvrent (rappelons que jusqu'à il y un jour, ce jeu n'était pas public). Téléchargez-le, essayez-le et faites vos commentaires sur le forum. Et si le jeu vous plait, rien ne vous empêche de faire un petit don. N'oubliez pas que le don est le modèle économique de l'avenir.

Mon petit doigt me dit que ce jeu ne va pas tarder à se retrouver dans les distributions et sur les CD de magazines (en tout cas, je me serais empressé de le mettre si j'en avais encore l'occasion).

À bientôt sur l'un des serveur de jeu !

Nexuiz chez Linux Game Tome

lundi 18 avril 2005

LMarbles

Un jeu de boules qui casse la tête

Encore un jeu violent, mais cette fois-ci, ce sont les neurones qui trinquent. LMarbles est un jeu de réflexion où le joueur doit reproduire une figure (une molécule) formée de boules.

Dans la partie droite de l'interface, vous avez le modèle que vous devez obtenir. À gauche, le terrain de jeu. Au début, les boules sont dispatchées. Vous les déplacez une par une. Là où cela se corse, c'est dans le déplacement des boules. Vous en sélectionnez une, puis vous cliquez dans la direction dans laquelle elle doit aller. Et oui, vous ne donnez que la direction, la boule ne s'arrêtant qu'au contact d'un obstacle (mur ou autre boule).

Il faut donc effectuer les mouvements très judicieusement, de manière à ce qu'une boule soit arrêtée par une autre au bon endroit. Si vous ratez un mouvement, il y a de fortes chances que la situation soit irréversible. De plus, le nombre de coups à jouer est limité. De même, les coups restants (par exemple, vous aviez 30 coups pour faire une figure, vous n'en avez utilisé que 20) sont convertis en points bonus : une raison de plus de réfléchir !

Pour corser le tout et diversifier le quotidien, vous serez également confrontés à des chemins à sens unique (matérialisés par des flèches), des murs destructibles (dans ce cas, la boule s'arrête avant le mur et ce dernier disparaît) et des portails dimensionnels (la boule est téléportés dans une autre zone du jeu mais garde sa direction originale). En revanche, vous n'avez pas de limite de temps. Le seul adversaire est vous-même.

LMarbles est réalisé par Michael Speck, également auteur d'autres jeux de qualité. Pour LMarbles il a été inspiré par Atomix, un autre jeu de boules. Mais, au lieu de copier à l'identique, il a préféré créer un nouveau concept.

  • LGames, le site de Michael Speck : lgames.sf.net
  • Un jeu similaire mais plus basique en Flash : Cubeoban

Cet article fut publié initialement dans Linux Pratique.

mercredi 23 mars 2005

LBreakout2

Michael Speck est étudiant en mathématiques à l'Université de Stuttgart. Comme beaucoup d'étudiants, il dispose de temps libre pour développer des logiciels. En l'occurrence, il programme des jeux. Certes, ce ne sont pas des grosses productions ambitieuses toutes en 3D. Mais il semble avoir bien cerné l'esprit qui fit le succès des jeux vidéo d'antan. Un concept simple (d'ailleurs, il reprend les idées de l'époque), de beaux graphismes et la réussite est au rendez-vous.

LBreakout2 est l'une de ses œuvres. Il s'agit d'un casse-briques. Cependant, il propose un certain nombre de bonus (et malus) intéressants. Au fur et à mesure que vous détruisez des briques, les bonus tombent lentement. En vert, ils vous donneront des avantages (barre plus large, balle explosive, mur empêchant la balle de tomber en bas de l'écran, bonus de points, balle supplémentaire, etc.). En rouge, vous vous retrouverez diminué (parfois physiquement car la barre peut raccourcir où alors vous vous retrouvez dans le noir, la balle de met à rebondir de façon inattendue, etc.). Attention aux briques frappées de points d'interrogation, la surprise n'est pas toujours plaisante. Lisez le manuel pour connaître tous les bonus-malus.

Si les niveaux proposées par défauts ne vous suffisent plus, vous pourrez toujours créer les vôtres. LBreakout2 intègre effectivement un éditeur (le manuel vous explique comment l'utiliser). D'ailleurs, vous pourrez trouver sur le site de l'auteur, des nouveaux niveaux à télécharger, ainsi que des thèmes pour l'interface de jeu.

À noter que LBreakout2 peut se jouer en réseau contre un autre joueur humain.

Site des jeux de Michael Speck : http://lgames.sf.net

Article initialement publié dans Linux Pratique 24.

mardi 22 mars 2005

Wormux

La série des « Worms » développée par le studio Team17 depuis les années 90 a sans doute marqué les esprits. Le principe est simple : le jeu se joue en tours par tours, chaque joueur dispose d'une équipe de vers. À chaque tour de jeu un joueur peut utiliser un ver. Chaque ver dispose d'un arsenal allant de la batte de base-ball au raid aérien que le joueur utilisera avec précision pour éliminer les vers des adversaires. À part la dernière version de Team17, toutes les versions se jouent sur un plateau en 2D.

Wormux est donc un clone libre de cette célèbre série de jeux. Actuellement encore en développement, il propose néanmoins un grand choix d'armes (dynamite, bazooka automatique, batte de base-ball, téléportation, etc.), de terrains de styles variés, ainsi que d'avatars, notamment différents des vers (poulpe, hippocampe, etc.) afin de varier les plaisirs.

De plus, Wormux étant un logiciel libre, il utilise des formats ouverts. Pour les terrains par exemple, ce sont des images au format PNG (deux par terrain, une pour l'image, une pour définir le sol) ainsi que du XML pour les propriétés (affichage de l'eau, nombre initial de mines).

Actuellement l'on ne peut y jouer qu'à deux joueurs humains sur un même ordinateur. Dans le futur, les développeurs prévoient le jeu en réseau ainsi qu'une intelligence artificielle pour les joueurs solitaires.

Le jeu est fourni avec un fichier README.txt en français (les développeurs sont français) qui vous expliquera comment commencer à jouer : les touches du clavier, la souris, etc.

L'un des développeurs, Victor Stinner alias Haypo, sera présent à Game Over pour nous présenter Wormux et ses futures évolutions. Conférence vendredi 1er avril, 13h–14h.

Lien :

Article initialement publié dans Linux Pratique 25.

vendredi 18 mars 2005

Neverball

Un beau jeu de boule que voilà. Sauf que ce n'est pas la boule que vous manipulez, mais le plateau. En bougeant la souris vous inclinez le plateau et la boule se met à rouler du côté où ça penche. Avec les boutons de la souris vous pouvez faire tourner la caméra autour de la boule.

Le but est extrêmement simple, y parvenir, déjà moins... Vous devez diriger la boule vers la cible marquée d'un énorme rayon jaune (rayon qui n'apparaît qu'au bout d'un certain pactole récolté). Vous vous en rendrez vite compte, mais atteindre cette zone n'est pas toujours trivial. Cependant, afin de mettre un peu de beurre dans vos épinards, vous êtes encouragé à ramasser les quelques deniers disséminés ça et là, dans des endroits qui, parfois, vous feront maudire les développeurs. Toutefois, les gains acquis vous permettront de rallonger votre espérance de vie : au bout de 100 piécettes, vous gagnez un nouveau tour de manège. Pour information, les pièces jaunes valent 1, les rouges valent 5 et les bleues 10.

Deux niveaux de difficulté comprenant chacun 25 plateaux de jeux, vous permettront une progression graduelle : du premier niveau bien encadré par une rambarde jusqu'au niveau où vous évoluez en équilibre sur un tuyau pour enfin accéder à l'ultime supplice, celui où le sol est formé des lettres du nom Neverball... Cependant, n'allez pas croire que les rambardes vous empêcheront de choir ! Si vous êtes un peu trop brutal, la boule risque de partir dans une série de rebonds et ce n'est pas le bastingage qui la retiendra de finir par le fond.

Vos performances se mesurent suivant deux critères : la vitesse avec laquelle vous atteignez la cible et le nombre de piécettes que vous récoltez. Bien entendu, il faudra trouver un compromis. Si vous prenez le temps de tout récoltez, vos records de temps seront calamités. À vous de faire le bon choix. Mais, pas de précipitations !!!

Depuis quelques versions Neverball s'est enrichi de 25 nouveaux niveaux, les « Mehdi's levels ». Il vous faudra un bon niveau pour les attaquer, ou alors une bonne dose de patience. Mehdi Yousfi-Monod est l'auteur de ces niveaux et viendra à Game Over nous faire une démonstration de ses talents de joueur et de level-designer (créateur de niveaux en bon français).

Le site à visiter : http://icculus.org/neverball/

Astuce : si vous êtes frustré, ou bloqué sur un niveau, vous pouvez débloquer les niveaux suivants en jetant un cou d'œil dans les fichiers .neverball/neverballhs-easy et .neverball/neverballhs-hard.

Article initialement publié dans Linux Pratique 23.

À noter que j'ai connu ce jeu grâce à l'article d'Albert Bruc paru sur LinuxFrench. J'ai appris beaucoup de choses sur ce site et je regrette son arrêt, même si j'en comprends tout à fait les raisons. Moi-même ayant arrêté de travailler pour Linux Pratique.

Sources

Cette catégorie, nommé « Un jeu » a pour but de présenter, faire découvrir un jeu parfois connu, mais souvent peu connu. À priori, la plupart de ceux que je compte présenter fonctionnent sous Linux et sont disponibles sous une licence libre telle que la GPL (dont une version française non officielle est disponible sur linux-france). Pendant un an et demi à peu près, j'ai publié dans chaque numéro de Linux Pratique quelques présentations de jeu. Je vais donc commencer par reporter ici ces dernières, avec éventuellement quelques mises à jour.

J'entends souvent dire que la faiblesse du système GNU/Linux (ou simplement Linux pour faire plus court) est sa carence de jeux vidéo, et, ainsi, retenant l'engouement du « grand public » pour ce système. J'entends bien prouver le contraire ici même.

En guise d'introduction voici quelques liens que je consulte tous les jours et qui constituent une vrai mine d'informations :