LBSNDD : le blog sans nom de dimitri

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mercredi 23 mars 2005

LBreakout2

Michael Speck est étudiant en mathématiques à l'Université de Stuttgart. Comme beaucoup d'étudiants, il dispose de temps libre pour développer des logiciels. En l'occurrence, il programme des jeux. Certes, ce ne sont pas des grosses productions ambitieuses toutes en 3D. Mais il semble avoir bien cerné l'esprit qui fit le succès des jeux vidéo d'antan. Un concept simple (d'ailleurs, il reprend les idées de l'époque), de beaux graphismes et la réussite est au rendez-vous.

LBreakout2 est l'une de ses œuvres. Il s'agit d'un casse-briques. Cependant, il propose un certain nombre de bonus (et malus) intéressants. Au fur et à mesure que vous détruisez des briques, les bonus tombent lentement. En vert, ils vous donneront des avantages (barre plus large, balle explosive, mur empêchant la balle de tomber en bas de l'écran, bonus de points, balle supplémentaire, etc.). En rouge, vous vous retrouverez diminué (parfois physiquement car la barre peut raccourcir où alors vous vous retrouvez dans le noir, la balle de met à rebondir de façon inattendue, etc.). Attention aux briques frappées de points d'interrogation, la surprise n'est pas toujours plaisante. Lisez le manuel pour connaître tous les bonus-malus.

Si les niveaux proposées par défauts ne vous suffisent plus, vous pourrez toujours créer les vôtres. LBreakout2 intègre effectivement un éditeur (le manuel vous explique comment l'utiliser). D'ailleurs, vous pourrez trouver sur le site de l'auteur, des nouveaux niveaux à télécharger, ainsi que des thèmes pour l'interface de jeu.

À noter que LBreakout2 peut se jouer en réseau contre un autre joueur humain.

Site des jeux de Michael Speck : http://lgames.sf.net

Article initialement publié dans Linux Pratique 24.

mardi 22 mars 2005

Wormux

La série des « Worms » développée par le studio Team17 depuis les années 90 a sans doute marqué les esprits. Le principe est simple : le jeu se joue en tours par tours, chaque joueur dispose d'une équipe de vers. À chaque tour de jeu un joueur peut utiliser un ver. Chaque ver dispose d'un arsenal allant de la batte de base-ball au raid aérien que le joueur utilisera avec précision pour éliminer les vers des adversaires. À part la dernière version de Team17, toutes les versions se jouent sur un plateau en 2D.

Wormux est donc un clone libre de cette célèbre série de jeux. Actuellement encore en développement, il propose néanmoins un grand choix d'armes (dynamite, bazooka automatique, batte de base-ball, téléportation, etc.), de terrains de styles variés, ainsi que d'avatars, notamment différents des vers (poulpe, hippocampe, etc.) afin de varier les plaisirs.

De plus, Wormux étant un logiciel libre, il utilise des formats ouverts. Pour les terrains par exemple, ce sont des images au format PNG (deux par terrain, une pour l'image, une pour définir le sol) ainsi que du XML pour les propriétés (affichage de l'eau, nombre initial de mines).

Actuellement l'on ne peut y jouer qu'à deux joueurs humains sur un même ordinateur. Dans le futur, les développeurs prévoient le jeu en réseau ainsi qu'une intelligence artificielle pour les joueurs solitaires.

Le jeu est fourni avec un fichier README.txt en français (les développeurs sont français) qui vous expliquera comment commencer à jouer : les touches du clavier, la souris, etc.

L'un des développeurs, Victor Stinner alias Haypo, sera présent à Game Over pour nous présenter Wormux et ses futures évolutions. Conférence vendredi 1er avril, 13h–14h.

Lien :

Article initialement publié dans Linux Pratique 25.

vendredi 18 mars 2005

Neverball

Un beau jeu de boule que voilà. Sauf que ce n'est pas la boule que vous manipulez, mais le plateau. En bougeant la souris vous inclinez le plateau et la boule se met à rouler du côté où ça penche. Avec les boutons de la souris vous pouvez faire tourner la caméra autour de la boule.

Le but est extrêmement simple, y parvenir, déjà moins... Vous devez diriger la boule vers la cible marquée d'un énorme rayon jaune (rayon qui n'apparaît qu'au bout d'un certain pactole récolté). Vous vous en rendrez vite compte, mais atteindre cette zone n'est pas toujours trivial. Cependant, afin de mettre un peu de beurre dans vos épinards, vous êtes encouragé à ramasser les quelques deniers disséminés ça et là, dans des endroits qui, parfois, vous feront maudire les développeurs. Toutefois, les gains acquis vous permettront de rallonger votre espérance de vie : au bout de 100 piécettes, vous gagnez un nouveau tour de manège. Pour information, les pièces jaunes valent 1, les rouges valent 5 et les bleues 10.

Deux niveaux de difficulté comprenant chacun 25 plateaux de jeux, vous permettront une progression graduelle : du premier niveau bien encadré par une rambarde jusqu'au niveau où vous évoluez en équilibre sur un tuyau pour enfin accéder à l'ultime supplice, celui où le sol est formé des lettres du nom Neverball... Cependant, n'allez pas croire que les rambardes vous empêcheront de choir ! Si vous êtes un peu trop brutal, la boule risque de partir dans une série de rebonds et ce n'est pas le bastingage qui la retiendra de finir par le fond.

Vos performances se mesurent suivant deux critères : la vitesse avec laquelle vous atteignez la cible et le nombre de piécettes que vous récoltez. Bien entendu, il faudra trouver un compromis. Si vous prenez le temps de tout récoltez, vos records de temps seront calamités. À vous de faire le bon choix. Mais, pas de précipitations !!!

Depuis quelques versions Neverball s'est enrichi de 25 nouveaux niveaux, les « Mehdi's levels ». Il vous faudra un bon niveau pour les attaquer, ou alors une bonne dose de patience. Mehdi Yousfi-Monod est l'auteur de ces niveaux et viendra à Game Over nous faire une démonstration de ses talents de joueur et de level-designer (créateur de niveaux en bon français).

Le site à visiter : http://icculus.org/neverball/

Astuce : si vous êtes frustré, ou bloqué sur un niveau, vous pouvez débloquer les niveaux suivants en jetant un cou d'œil dans les fichiers .neverball/neverballhs-easy et .neverball/neverballhs-hard.

Article initialement publié dans Linux Pratique 23.

À noter que j'ai connu ce jeu grâce à l'article d'Albert Bruc paru sur LinuxFrench. J'ai appris beaucoup de choses sur ce site et je regrette son arrêt, même si j'en comprends tout à fait les raisons. Moi-même ayant arrêté de travailler pour Linux Pratique.

Sources

Cette catégorie, nommé « Un jeu » a pour but de présenter, faire découvrir un jeu parfois connu, mais souvent peu connu. À priori, la plupart de ceux que je compte présenter fonctionnent sous Linux et sont disponibles sous une licence libre telle que la GPL (dont une version française non officielle est disponible sur linux-france). Pendant un an et demi à peu près, j'ai publié dans chaque numéro de Linux Pratique quelques présentations de jeu. Je vais donc commencer par reporter ici ces dernières, avec éventuellement quelques mises à jour.

J'entends souvent dire que la faiblesse du système GNU/Linux (ou simplement Linux pour faire plus court) est sa carence de jeux vidéo, et, ainsi, retenant l'engouement du « grand public » pour ce système. J'entends bien prouver le contraire ici même.

En guise d'introduction voici quelques liens que je consulte tous les jours et qui constituent une vrai mine d'informations :