LBSNDD : le blog sans nom de dimitri

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lundi 19 février 2007

Godon fait vibrer Marseille

Godon est un groupe de rock qui nous vient de Corrèze. Ils seront mercredi soir au Dan Racing (à partir de 21h) et jeudi soir au Balthazar (agora libre, discussions à 19h30, concert à 22h).

Vous pouvez écouter leur album sur Jamendo.

Leur particularité ? Leur musique est diffusée et diffusable librement sous une licence proche de ce que l'on trouve dans le logiciel libre. En gros si vous diffusez leurs morceaux, vous devez indiquer l'auteur, ne pas diffuser de versions modifiées sans leur accord, ne pas en tirer de bénéfice commercial sans leur accord. C'est le principe de la Creative Common BY-ND-NC.

En dehors de ça vous pouvez copier tout à fait légalement l'album téléchargé depuis Jamendo ou acheté auprès du groupe lors d'un concert.

Pour mieux les connaitre ainsi que leurs point de vue sur la diffusion de la musique, vous pouvez lire cette interview (qui date un peu certes).

mardi 28 novembre 2006

Lazuli

En mai dernier j'étais tombé sous le charme de Lazuli lors de leur passage au festival de rock progressif Prog'Sud. Les envolées lyriques de Dominique, les instruments originaux de ses camarades accompagnant des textes qui font mouche, non sans une pointe d'humour, un cocktail que je vous invite à découvrir au plus vite.

Divergence-FM, radio bien connue de Montpellier, a donné la parole jeudi dernier à Dominique Léonetti (auteur, compositeur et interprète). Découvrez cet artiste sympathique ainsi que trois chansons du groupe en écoutant Prise Midi. Le nouvel album sort bientôt, guettez le site de Lazuli[1].

Voir les photos !

Notes

[1] Et ce sera le bémol de ce billet, le site est entièrement en flash, très joli certes, mais une bonne partie des textes ne s'affiche pas dans mon panda rouge qui ne peut disposer de la dernière version de Flash vu qu'elle n'existe que pour Windows. Tant pis, je leur écrirai pour le commander.

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mercredi 31 mai 2006

Rock progressif dans la sud

Le (long) week-end dernier avait lieu le festival Prog'Sud aux Pennes-Mirabeau, au nord de Marseille. Douze groupes, dont deux venant du Japon, ont enflammé la scène du Jas'Rod pendant quatre soirs. J'étais présent les deuxième et troisième soirs et je suis littéralement tombé sous le charme de Lazuli.

Mais pour en savoir plus, lisez les chroniques de Fred :

lundi 22 mai 2006

Hallelujah pour l'Eurovision

Non, je ne suis pas fan de ce type d'événements, désigner un meilleur parmi une sélection forcément non exhaustive (même si elle l'était cela n'aurait aucun sens). Non vraiment, ni les victoires de la musique, ni le festival de Cannes, ni... (complétez par ce que vous voulez) ne réussiront à me scotcher devant un écran.

Je ne sais pas si Lordi a été le meilleur groupe samedi dernier à Athènes, et puis je m'en fous. En revanche je me réjouis de cette mise en avant d'un style musical totalement snobbé en France. Alors qu'en Finlande justement, le hard rock, le métal ont la côte. Quel Finlandais ne connait pas Nightwish, ce groupe qui me fit découvrir le métal il y a cinq ans déjà.

Je ne sais pas quel est le but premier de l'Eurovision mais ce concours vient de montrer que le hard rock n'est pas un style marginal. Et tant pis pour les habitants du village d'origine de Virginie Pouchain qui sont outrés par l'apparence monstrueuse des vainqueurs (en les entendant hier sur France Inter, je me suis dit que le front national avait encore de beaux jours devant lui...).

Pour vous faire une idée du groupe Lordi je vous invite à regarder le clip de Hard Rock Hallelujah.

Enfin, même si la France est très en retard dans l'acceptation du hard rock, je tiens à signaler l'existence du groupe Hamka originaire du sud de la France et qui s'écoute avec plaisir.

Mise à jour : apparemment les commentateurs de France 3, Michel Drucker et Claude Siar, ont trouvé le moyen de se couvrir de ridicule avec leurs remarques de bon goût. Vraiment je ne regrette pas de ne plus avoir la télé.

Le site HeavyLaw a lancé une pétition pour que le métal en France puisse être reconnu par les média. La victoire de Lordi ne peut être qu'un pas en avant vers cette reconnaissance.

mardi 21 février 2006

Les téléchargements.org ouvre ses portes

En attendant la plateforme de téléchargement du ministère de la Culture LesTelechargements.com développée par Publicis Net qui se veut « ouvert aux artistes et aux internautes pour établir un dialogue sur la question du droit d'auteur » (j'attends avec impatience de voir l'accessibilité de la chose, car pour l'instant, il y a juste une grosse image avec un lien en JavaScript), vous pouvez déjà consulter le portail LesTelechargements.org (également accessible en .net) dont voici le concept :

Ce petit site est né de la volonté de montrer que la musique légale, n’est qu’un concept, inventé par l’industrie du disque pour détourner les gens d’un accès à la culture. Le terme exact est le terme de musique licenciée, c’est-à-dire une musique pour laquelle l’artiste ou le label a donné son accord de diffusion en ligne.

Il existe des tonnes de sites de musique licenciée, en MP3 et sans DRM ! gratuite ou payante, indépendante ou autoproduite, la culture musicale numérique explose en France et dans le reste du monde.

Voici un extrait de la liste des sites (extraits du site musique-legale.info), n’hésitez pas à mettre à jour :

Amis de la musique, du bruit, du son et des sports de l’oreille, ici nul besoin de kazaa, eDonkey, eMule, BitTorrent, soulseek ; bref de p2p ou de site warez, un simple navigateur vous suffira. Vous ne trouverez que des bons liens ou télécharger et écouter de la musique au format ogg ou mp3, librement mise à disposition du public par leurs auteurs et ayants droits ou avec leur bénédiction... Des morceaux complets, pas des extraits de 20 secondes. La gratuité n’a rien d’illégal en soit, et le discours qui consiste à dire qu’en dehors des marchands de mp3 en ligne il n’y a que des pirates ne nous satisfait pas, surtout quand on ne trouve pas ce qu’on cherche en tete de gondole de son hypaire-supairemarché préféré...

En tout cas, c’est sur, ça vaut la peine de fouiner : vous trouverez ici (et ailleurs), au hasard ou en cherchant bien (profitez en pour ajouter vos découvertes au répertoire), des artistes au moins aussi bons et méritants que ceux du haut du panier de la ménagère, et directement chez le producteur, comme à la campagne.

Soutenez ces artistes, allez les voir sur scène, achetez leurs CD, ou si vous n’en avez pas les moyens, envoyez leur simplement un mail pour les encourager !

Vu la liste des sites référencés vous n'aurez même pas besoin de celle du ministère (si toutefois ils proposent une liste) qui seraient probablement très réduite, voire limitée au top50. LesTelechargements.org offre une vraie diversité.

Le gouvernement est-il en train de se faire doubler ? Probablement oui. Pourquoi n'ont-ils pas réservés le domaine en .net, .org et .info (qui d'ailleurs est un joli détournement[1]) ? Et que dire de les-telechargements.com ?

Attendons de voir demain le lancement officiel au palais de Tokyo...

Quelques liens concernant LesTelechargements.com :

Mise à jour

Florent Latrive révèle dans Libération combien nous coûte ce que je pressens être une grosse farce.

Confié à l'agence Publicis, le site a coûté 180.000 euros et a reçu l'aide des principales sociétés civiles d'auteur, la Sacem (auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) et la SACD (auteurs et compositeurs dramatiques). « Ce n'est pas un site de propagande gouvernementale, toute la diversité des points de vue sera représentée », assure-t-on au ministère.

Droits d'auteur : une date et un site pour faire passer la loi

Notes

[1] Mise à jour Le site est désormais un point incontournable recueillant moultes documentations concernant les téléchargements et le projet de loi DADVSI.

jeudi 9 février 2006

Comment perdre sa musique légale (avec DRM)

Les DRM (ou aussi joliment appelés mesures techniques de protection) sont prétendument des verrous pour empêcher la copie d'un support (CD) ou d'un fichier numérique téléchargé sur une plateforme dite légale. Ils peuvent aussi limiter le nombre de copies, voire d'écoutes d'un morceau.

Sauf que :

  • Les DRM sont inefficaces dans le but avoué par leurs promotteurs (empêcher à la musique ainsi protégée de se retrouver sur les réseaux d'échange) ; j'en avais déjà fait la démonstration. Et je reviendrai encore sur ce point prochainement.
  • Les DRM sont contraignants uniquement pour les honnêtes gens, qui achète leur musique sur les plateformes précitées ou leurs CD dans le commerce. Lire le billet de Tristan : Les majors du disque vous souhaitent un joyeux Noël

Jérôme Colombain, journaliste à France info, a fait les frais d'un autre aspect néfaste des DRM. Ceux gérés par Windows Media Player (donc pour une lecture sur un PC Windows) sont directement liés à votre configuration matérielle (entre nous je ne vois pas comment l'on peut accepter une telle abération). Donc, si vous en changer, il vous faudra racheter toute votre musique...

[Jérôme Colombain] Comment j'ai perdu ma musique légale

Enfin, je voudrais revenir sur le mot légal accolé à musique. Que l'on soit bien clair, la musique légale n'est pas limité aux plateformes de téléchargement payant. Lorsque vous téléchargez de la musique sur Jamendo, Musique Libre ou tout autre site proposant de la musique libre, vous êtes toujours dans la légalité !

dimanche 22 janvier 2006

Le camenbert qui pue

Sur les 99 centimes que vous payez lorsque vous achetez[1] un morceau de musique sur une plateforme de téléchargement, savez-vous qui touche quoi. Jérémie Zimmermann publie les chiffres de Challenge et en fait une analyse que vous devriez lire (ainsi que les ajouts de Laurent Petitgirard, ancien président du CA de la Sacem)

À lire sur Ceci n'est pas un blog.

Notes

[1] Si toutefois vous arrivez à accéder aux plateformes dites « légales », sous Linux avec Firefox j'ai souvenir d'avoir toujours échoué. D'ailleurs, voici un tour d'horizon des plateformes légales en images.

jeudi 2 juin 2005

Anti-copie héréditaire

Un nouvel épisode dans l'acharnement contre les amateurs de musique, particulièrement ceux qui achètent leurs CD en magasin, ceux qui téléchargent ne seront pas inquiétés (ou pas longtemps alors). D'après Philippe Astor dans ZDNet, Sony BMG bloque les copies de seconde génération. C'est là le vieux rêve de Pascal Nègre [1] et de ses homologues qui se réalise : limiter la copie privée du CD audio.

Non seulement le support initial ne pourrait engendrer que trois copies, mais les CD-R enfantés seraient stériles. Un tel prodige me laisse pantois.

Sur le plan social d'abord. Vis-à-vis du public ce n'est qu'un peu plus de mépris, c'est considérer comme un pirate (donc un meurtrier si l'on s'en tient à la définition) l'honnête amateur de musique et surtout lui restreindre ce droit à la copie privée (qui n'est qu'une exception au droit comme aiment à le rappeler ceux qu'elle gène). C'est un peu comme si, pour lutter contre le cholestérol, nous ayons quelqu'un qui soit derrière nous à table et qui nous empêche de saucer le plat !

Sur le plan technique cela me semble n'être que de la poudre aux yeux (mais je n'ai pas encore eu l'occasion de tester). Un CD audio ne contenant que de la musique est comme un objet inerte qui nécessite un matériel pour s'exprimer (chaîne hi-fi, lecteur CDROM, auto-radio, etc.). Le CD contient des données qui sont exploitées par un matériel ou un logiciel capable de les comprendre. À priori, les spécifications du CD audio étant connues, il est aisé de fabriquer un tel logiciel (c'est le l'immense avantage des formats ouverts). D'ailleurs, il en existe pléthore. Donc, dans un tel cas de figure, les données (pistes audio) sont accessibles à tous sans contrainte.

Dans l'article de Philippe Astor on apprend « Avec la protection étendue XCP de First4Internet (eXtended Copy Protection), ils sont gravés dans le format Windows Media de Microsoft et, tout en restant lisibles par n'importe quel ordinateur ou lecteur de CD audio, ils conservent cette protection. » Tout cela fleure bon le DRM...

Outre l'affirmation fausse comme quoi les pistes audio restent « lisibles par n'importe quel ordinateur » à laquelle il aurait fallu ajouter « qui dispose des logiciels autorisés », on en apprend un peu plus sur ledit procédé d'anti-copie héréditaire. Il semble que pour lire et copier un tel CD vous devriez utiliser Windows Media Player (ou un autre logiciel dont l'éditeur aurait passé un accord commercial avec Microsoft), donc une plate-forme Microsoft Windows (probablement XP ou supérieure car il vous faudrait une version suffisamment récente de WMP qui ne serait compatible qu'avec XP). Le CD audio contient probablement lui-même du logiciel qui dicte les règles [2].

En gros, ce procédé de protection ne fonctionnerait pas sans la complicité d'un logiciel et donc, de son éditeur. Pourtant, là encore je me permets de douter de l'efficacité d'un tel procédé. Le problème semble techniquement insoluble. C'est pour cette raison que la directive européenne EUCD a été proposée et doit être transposée très prochainement en droit français. Cette directive protège juridiquement les mesures techniques de protection des supports tels que le CD. Une preuve de plus de leur inefficacité s'il s'avère indispensable de les protéger par la loi (exception faite pour les DVD depuis le 25 avril) ! Plus d'infos sur eucd.info.

Pourtant, il existe une solution toute simple, c'est « foutez-nous la paix ! ». La culture, les auteurs et le public n'ont pas besoin de tels artifices. Seuls les intermédiaires en ont besoin pour accroître leurs bénéfices.

Lire aussi mon précédent billet sur les procédés anti-lecture.

Notes

[1] Ce même Pascal Nègre qui avait déclaré le 10 septembre 2003 lors d'un forum des droits sur l'Internet « que effectivement quelqu'un puisse faire 5, 10, 15, 20 copies (à partir d'un même CD), pour moi ce n'est plus de la copie privée, c'est de la piraterie privée ». Rappelons, au passage, le sens du mot piraterie.

[2] C'est déjà le cas actuellement sur certains CD audio. Le dernier best-of d'Étienne Daho contient un logiciel de lecture (un fichier player.exe) utilisable sous Windows XP (pas testé avec des versions antérieures). Il reste cependant possible de l'enregistrer en MP3 avec Real Player. en revanche, sous Linux, le support n'est pas reconnu comme un CD audio, du fait de la présence de secteurs défectueux. Mais il existe très certainement un moyen de le lire toute de même sous Linux (mon petit doigt me souffle badblocks comme remède miracle aux secteurs défectueux).

mardi 26 avril 2005

Concert de soutien à Divergence-FM

On peut pas dire qu’il n’aient pas de la suite dans les idées !

Lancé dans le courant de l’automne, le projet de concert de soutien de l’équipe du Réverbère vois finalement le jour, avec une affiche plutôt intéressante.

Ludo et Olivier se sont aussi allié la complicité d’Etienne (notre rude boy du shuffle), et nul n’a chômé pour préparer une soirée digne de ce nom, et qui espérons le fera des émules.

Venez aussi nombreux que nous le permettra la jauge de l’Antirouille, qu’il faut saluer pour l’accueil qu’ils nous ont proposé.

Plus de renseignements sur cette soirée sur soutien.divergence-fm.org

Gilles Gouget pour Divergence-FM

mardi 5 avril 2005

Découvrez Godon

J'ai découvert le groupe Godon, je crois, en septembre dernier grâce à Alix Mascret qui m'a transmis l'information. J'ai tout de suite été emballé par leurs idées et leur musique. À l'époque j'étais encore rédacteur en chef de Linux Pratique ; j'ai donc réalisé une interview de Dominique, le chanteur du groupe. Le texte qui suit est paru dans Linux Pratique 26 (novembre/décembre), celui-là même qui fut distribué lors de Game Over (si vous êtes sur Limoges et que vous souhaitiez en acquérir un exemplaire, rendez-vous à l'EPN Point Libre). L'interview date un peu et certaines informations, notamment à propos des Creative Commons ont évolué. N'en déplaise à certains modérateurs de LinuxFr, Godon est un groupe de musique libre. Je vous invite à le découvrir.

Godon donne un coup de pied dans la fourmilière des majors et de la Sacem !

Godon se définit comme un groupe de « rock libre ». Alors que les CD estampillés « Copy controlled » se multiplient, les Godon ont préféré la mention « Copie libre ».

C'est en faisant sienne la formule républicaine « Liberté, Égalité, Fraternité », et en y adjoignant la « Résistance », que Godon existe.

  • Liberté : copie privée et diffusion autorisée,
  • Égalité : niveaux de rémunération égaux,
  • Fraternité : les hommes et la condition humaine,
  • Résistance : refus de l'uniformisation de la culture

C'est une démarche clairement a-politique. Godon, s'inspirant des glorieux aînés, tels Romain Gary ou encore Joseph Kessel, préfère s'attacher aux hommes et à la condition humaine plutôt qu'aux idéologies et à leurs réalisations.

Piratage

La polémique fait rage autour de l'industrie du disque, au niveau mondial. Les uns (souvent les majors, grandes compagnies industrielles de production) attestent que le partage de fichiers sur Internet et la copie privée signifient à terme la fin de la création musicale, puisque les fonds vont manquer pour rétribuer de manière satisfaisante les auteurs / interprètes / compositeurs, et développer de nouveaux artistes. Les autres (des consommateurs, des internautes, certains artistes, quelques labels indépendants) déclarent au contraire que la copie, le partage de fichiers et l'Internet en général ne font qu'œuvrer dans le sens de la création et de la diversité musicale dans son ensemble, et qu'un vecteur de diffusion comme Internet ne peut être négligé.

Licence Libre

L'utilisation d'un modèle économique « libre » est un très bon moyen de prendre des libertés avec le système de la marchandise généré par l'économie dominante. Cela est permis par l'utilisation de la licence Creative Commons by-nd-nc-1.0.

Concrètement, l'acquéreur a le droit de copier, graver et diffuser l'œuvre autour de lui, en respectant quelques conditions simples :

  1. Toujours mentionner l'auteur et la licence
  2. Pas d'utilisation commerciale sans autorisation
  3. Pas de modification de l'œuvre sans autorisation

À l'occasion de la sortie de son premier album, Armagodon, le groupe sort les licences libres de la confidentialité. Armagodon est disponible en libre téléchargement qualité CD sur www.godon.org, dans les bacs des magasins Cultura, Madison Nuggets, Espace Culturel E. Leclerc, etc. Liste détaillée des points de vente.

Qui est Godon ?

  • Dominique Godon, 36 ans, chant, textes
  • Laurent Godon, 40 ans, basse, musiques
  • Sébastien Verlhac, 24 ans, guitare, musiques
  • Olivier Martinez, 25 ans, batterie, musiques
  • Martin Bouny, 24 ans, batterie, remplaçant
  • Bertrand Lavergne, 25 ans, technicien son

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