LBSNDD : le blog sans nom de dimitri

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vendredi 24 février 2006

Comment rendre les DRM efficaces

Un peu d'aguichage...

Jeudi 23 février dans l'émission Divergence Numérique sur la radio associative Divergence-FM (19h-20h20, 93.9 en hertzien sur Montpellier et alentours, et sur Internet partout dans le monde) je tenterai d'imaginer un monde où les DRM seraient efficaces...

En effet, j'avais lu dans le projet de loi Dadvsi première mouture qu'il concernait les DRM efficaces. Voici donc quelques éléments qui pourraient être rajoutés au projet de loi pour atteindre cet objectif et ainsi, peut-être, lui donner tout son sens...

À suivre ici pour ceux qui n'auront pu écouter.

Note : je n'ai pas eu le temps de raconter tout cela à la radio, surtout que des idées me sont venues au fur et à mesure de la rédaction de ce billet.

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jeudi 23 février 2006

Les téléchargements.com sous DotClear

Le fameux site du ministère de la Culture inauguré en grandes pompes mercredi 22 février tourne sous le logiciel libre DotClear (comme le présent blog) ! Ainsi donc, nous nous trouvons en présence d'un site qui a coûté 180 000 euros au contribuable et dont la mise en œuvre a consisté a adapter un outil existant et libre.

On ne peut que se réjouir de l'utilisation de DotClear (même s'il aurait été courtois de le mentionner plus clairement). On peut plus généralement se réjouir de l'utilisation de logiciel libre par une administration publique, comme le préconise l'Adullact. Cependant, on peut se demander si la somme de 180 000 euros n'est pas un peu décalée... Que comprend ce prix ? Est-ce que la soirée d'inauguration est comprise dedans (question posée sur la liste Escape) ? Y a-t-il eu une rétribution donnée aux développeurs de DotClear (dont Olivier Meunier à l'origine du projet) ?

Et pourquoi cette volonté de cacher l'usage fait de DotClear ? Est-ce parce que le concept même de logiciel libre (où le secret est totalement absent) est en contradiction avec l'idée des mesures techniques de protection qui basent leur force (toute relative) sur le secret (qui ne tarde jamais à devenir la propriété de Polichinelle) ?

La mention « Propulsé par DotClear » qui orne un blog DotClear (mais que chacun est libre de conserver ou non) a disparu et rien ne mentionne son utilisation. En fait, il faut regarder dans le code source. Dans l'en-tête la ligne qui ne trompe pas est la suivante[1] :

<meta name="DC.title" content="Lestelechargements.com" />

DC.title est employé pour désigner un titre dans DotClear. Mise à jour : en fait non, voir le commentaire d'Alexandre.

Si cela ne suffisait pas, vous pouvez jeter un coup d'œil dans le flux RSS (ajoutez rss.php à l'URL) :

<dc:language>fr</dc:language>
<dc:creator/>
<dc:rights/>
<dc:date>2006-02-23T17:27:44+01:00</dc:date>
<admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.dotclear.net/"/>

La nouvelle se répand évidemment comme une trainée de poudre et j'espère que cette histoire finira par apporter de la visibilité à DotClear.

Mise à jour
Tant que j'y suis, je me pose une question (et à vous par la même occasion) : à votre avis, le ministère est-il au courant qu'il a payé à prix d'or l'adaptation[2] d'un logiciel que l'on peut obtenir gratuitement ?
Est-ce qu'il sait que s'il avait payé une somme honnête à un développeur DotClear (ou simplement un développeur Web soucieux des standards et de l'accessibilité) il aurait pu avoir mieux pour moins cher ? En plus, il aurait peut-être gagné un peu d'estime de la part de la communauté du logiciel Libre (notez l'abondance de conditionnel dans cette phrase).

Mise à jour de soirée
Comme le signale Christophe dans son commentaire, la mention « Propulsé par DotClear » est apparu en fin d'après-midi.

Notes

[1] Pour les curieux la coloration syntaxique est produite par GeSHi et intégré à DotClear par le plugin SyntaxHL.

[2] Adaptation et dégradation tant du point du vue de la validité aux standards que de l'accessibilité. Je vous invite, si vous êtes un peu versé dans le domaine, à comparer la structure d'un site fait avec DotClear (mon blog ou un autre) avec LesTéléchargements. Vous constaterez que, dans le deuxième cas, l'agencement des données (menus, billets) n'est pas aussi favorable à une lecture séquentielle qu'il ne l'est dans un vrai DotClear.

mercredi 22 février 2006

Complément d'enquête et dangereux amalgames

Lundi 13 février France 2 a diffusé l'émission « Complément d'enquête » dont le thème portait sur le projet de loi DADVSI. Par la voix d'un avocat dit « spécialiste du droit d'auteur et de l'Internet » cette émission a entretenu l'amalgame que les logiciels de P2P et les logiciels libres sont la même chose.

Il se dit beaucoup d'inepties sur le P2P comme par exemple qu'il s'agit de logiciels de piratage. Le P2P n'est qu'une technologie de communication au même titre que le modèle client-serveur (sur lequel repose actuellement le Web, le mail et un tas d'autres choses de notre quotidien) ou encore le téléphone. Peut-on en conclure que l'usage du mail est un usage de pirate (en effet, par le mail, surtout avec les nouvelles plateformes comme Gmail, on peut s'envoyer des fichiers suffisamment gros pour contenir de la musique) ? Si l'on suit le raisonnement des imbéciles qui crient haro sur le P2P, on en arrive à ce genre de conclusion.

Le P2P est une technologie, pas un logiciel. Il existe des logiciels de P2P libres et d'autres qui ne le sont pas. Ce qu'à dit cet avocat a autant de sens que prétendre qu'un chat est forcément noir. Il mélange deux choses qui n'ont rien à voir.

Le P2P est simplement une technologie qui dépasse tout ceux qui n'ont pas su (ou voulu) s'adapter. Je pense que c'est une technologie d'avenir. Tout ceux qui font des jeux de mots entre peer et pire montrent là leur totale incompétence en la matière (ou leur mauvaise foi).

Que peut-on penser du peu de sérieux de cet avocat ? De l'émission dans sa totalité ce soir-là (le présentateur se déclarait incompétent dans le domaine) ? Pourquoi n'y a-t-il pas eu de représentant du Logiciel libre ? Rappelons que l'existence du logiciel libre est directement menacée par le projet de loi DADVSI qui vise à interdire tout logiciel suceptible de contourner des DRM (un exemple concret dans un très prochain billet).

L'Association francophone des utilisateurs de Linux et des logiciels libres (Aful) a demandé un droit de réponse à France 2 au sujet de cette émission.

mardi 21 février 2006

Les téléchargements.org ouvre ses portes

En attendant la plateforme de téléchargement du ministère de la Culture LesTelechargements.com développée par Publicis Net qui se veut « ouvert aux artistes et aux internautes pour établir un dialogue sur la question du droit d'auteur » (j'attends avec impatience de voir l'accessibilité de la chose, car pour l'instant, il y a juste une grosse image avec un lien en JavaScript), vous pouvez déjà consulter le portail LesTelechargements.org (également accessible en .net) dont voici le concept :

Ce petit site est né de la volonté de montrer que la musique légale, n’est qu’un concept, inventé par l’industrie du disque pour détourner les gens d’un accès à la culture. Le terme exact est le terme de musique licenciée, c’est-à-dire une musique pour laquelle l’artiste ou le label a donné son accord de diffusion en ligne.

Il existe des tonnes de sites de musique licenciée, en MP3 et sans DRM ! gratuite ou payante, indépendante ou autoproduite, la culture musicale numérique explose en France et dans le reste du monde.

Voici un extrait de la liste des sites (extraits du site musique-legale.info), n’hésitez pas à mettre à jour :

Amis de la musique, du bruit, du son et des sports de l’oreille, ici nul besoin de kazaa, eDonkey, eMule, BitTorrent, soulseek ; bref de p2p ou de site warez, un simple navigateur vous suffira. Vous ne trouverez que des bons liens ou télécharger et écouter de la musique au format ogg ou mp3, librement mise à disposition du public par leurs auteurs et ayants droits ou avec leur bénédiction... Des morceaux complets, pas des extraits de 20 secondes. La gratuité n’a rien d’illégal en soit, et le discours qui consiste à dire qu’en dehors des marchands de mp3 en ligne il n’y a que des pirates ne nous satisfait pas, surtout quand on ne trouve pas ce qu’on cherche en tete de gondole de son hypaire-supairemarché préféré...

En tout cas, c’est sur, ça vaut la peine de fouiner : vous trouverez ici (et ailleurs), au hasard ou en cherchant bien (profitez en pour ajouter vos découvertes au répertoire), des artistes au moins aussi bons et méritants que ceux du haut du panier de la ménagère, et directement chez le producteur, comme à la campagne.

Soutenez ces artistes, allez les voir sur scène, achetez leurs CD, ou si vous n’en avez pas les moyens, envoyez leur simplement un mail pour les encourager !

Vu la liste des sites référencés vous n'aurez même pas besoin de celle du ministère (si toutefois ils proposent une liste) qui seraient probablement très réduite, voire limitée au top50. LesTelechargements.org offre une vraie diversité.

Le gouvernement est-il en train de se faire doubler ? Probablement oui. Pourquoi n'ont-ils pas réservés le domaine en .net, .org et .info (qui d'ailleurs est un joli détournement[1]) ? Et que dire de les-telechargements.com ?

Attendons de voir demain le lancement officiel au palais de Tokyo...

Quelques liens concernant LesTelechargements.com :

Mise à jour

Florent Latrive révèle dans Libération combien nous coûte ce que je pressens être une grosse farce.

Confié à l'agence Publicis, le site a coûté 180.000 euros et a reçu l'aide des principales sociétés civiles d'auteur, la Sacem (auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) et la SACD (auteurs et compositeurs dramatiques). « Ce n'est pas un site de propagande gouvernementale, toute la diversité des points de vue sera représentée », assure-t-on au ministère.

Droits d'auteur : une date et un site pour faire passer la loi

Notes

[1] Mise à jour Le site est désormais un point incontournable recueillant moultes documentations concernant les téléchargements et le projet de loi DADVSI.

lundi 20 février 2006

Lectures de détente

Un nouveau format pour les lectures de la semaine. En fait, je n'aime pas me fixer de contraintes, mais ça, je pense que vous l'aurez remarqué :)

  • Une belle bibliographie de Thorgal, à faire lire à tous les fans.
  • Maester, un des maîtres de la BD (selon moi), auteur de Sœur Marie-Thérèse des Batignolles, Meutres fatals graves et Obsédé sexuel a ouvert un blog (depuis 4 mois certes, mais je ne l'ai découvert que récemment). Il y expose notamment le problème des débris envoyés en Inde. À découvrir absolument !
  • Vous voulez acheter un bateau de plaisance pour votre famille ? Allez voir sur eBay (via Daniel Glazman). Ah, celui-ci n'est plus à vendre (via Mumu qui n'a pas de blog).
  • Le dernier Miyazaki sort en DVD, lisez la chronique de Stéphane sur le Château ambulant.
  • La vérité sort de la bouche des enfants : Plus tard... (via Miss Mopi). Fans de MMORPG (tel WoW), de chat IRC et de jeux vidéo en général, précipitez-vous sur ce site tout aussi chronophage.

samedi 18 février 2006

ANPE, flicage, censure et fiasco financier

Le chômage n'en finit plus de baisser depuis l'arrivée de Villepin à Matignon, apprend-on dans une large majorité de média (même Libé). Cela veut-il pour autant dire que tous les chômeurs qui disparaissent des statistiques trouvent un boulot ? Quand les média crient d'une même voix avec le pouvoir, ça sent forcément l'arnaque.

[...] si pour octobre on comptait 21 700 chômeurs de moins qu’en septembre, on dénombrait aussi 188 709 radiations pour le même mois (151 537 pour absence au contrôle, 37 552 pour fin de droits) [source : Ministère de l'emploi]. Autrement dit : non seulement le chômage ne baisse pas, mais il augmente largement. Pour faire croire l’inverse, il suffit de réduire à néant les dizaines de milliers de chômeurs soudain privés d’allocs ou radiés pour indiscipline. C’est gros, mais ça passe. -- Mathieu Bouchard, CQFD n°29.

Dans le numéro 30 (janvier) de CQFD on apprend donc que la répression est de mise pour aboutir à un maximum de radiation. La direction met la pression sur ses employés pour qu'eux-mêmes la fasse subir aux allocataires (lire aussi Anthologie du flicage des chômeurs). Un agent ANPE témoigne, sous couvert d'anonymat, de cette situation.

On a donc mis en place un système dit de diagnostic partagé, qui consiste à dire au chômeur qu’on va se mettre d’accord avec lui sur telle ou telle démarche qu’il aura à faire. En réalité, il n’a pas vraiment le choix. Mais dans nos conclusions d’entretien, on va mettre qu’il partage la décision, avec des formules du genre : « Vous vous engagez à... Nous tombons d’accord que... » Des consignes très précises nous ont été données à ce sujet. Tout doit être saisi en informatique. Le but étant de mouiller les gens pour qu’ils ne puissent pas contester les décisions. C’est une mécanique bien pesée. -- Olivier Cyran, Le contrôleur controlé, CQFD n°30.

L'anonymat est de mise lorsque l'on critique l'ANPE de l'intérieur.

Les Voltaire d’opérette ont rudement raison : les temps sont durs pour la liberté d’expression. Le 28 janvier, un conseiller ANPE de Saint-Nazaire était embarqué menottes aux poings pour avoir commenté sans tabous les incendies qui venaient de frapper plusieurs ANPE. Chômeurs et ceux qui les contrôlent : vos gueules ! -- Nicolas Arraitz, Olivier Cyran, Pas de blasphème à l'ANPE, CQFD n°31.

L'informatique occupe une place importante dans cette quête de résultats.

Les conclusions d’entretien sont stockées pour des années dans la mémoire informatique de l’ANPE. Sur la durée, cette « traçabilité » peut faire apparaître des incohérences dans les engagements du chômeur. Dans ce cas, malheur à lui... Et puis il y a les erreurs. Il arrive assez souvent, par exemple, qu’on oublie d’appuyer sur la touche « validation » à l’issue de l’entretien. Le demandeur d’emploi sera alors automatiquement classé comme n’étant pas allé à la convocation, avec tous les risques de sanction que cela implique. Les agents sont débordés, il nous arrive souvent de faire des erreurs. L’ennui, c’est que l’outil informatique les rend difficiles à détecter et plus difficiles encore à contester. -- Le contrôleur controlé.

Cependant, l'ANPE se garde bien de communiquer sur ses déboires informatiques. L'affaire du logo à 2,4 millions d'euros (qui ressemble un peu voire énormément à celui de l'entreprise italienne de luminaires Reggiani) était déjà scandaleuse en son temps. On apprend à l'automne dernier que le nouveau directeur de l'ANPE décide de suspendre le programme Géode, sans préciser le coût dudit programme. Géode c'était surtout de belles promesses pour que l'ANPE puisse se démarquer de l'Unédic en ayant son propre logiciel de gestion des demandeurs d'emploi (une base de données avec une interface adaptée au métier).

Mais très vite, tout part en sucette. Recrutée par appel d’offre, l’entreprise Atos, conceptrice du joujou, s’avère d’une rare incompétence : non seulement elle omet d’anticiper l’arrivée d’Internet, mais il lui faudra sept longues années d’efforts pour accoucher d’une usine à gaz tout droit sortie des forges soviétiques. [...] Dans le Limousin et en Poitou-Charentes, où l’ANPE teste son boulier à chômeurs, le succès est énorme : pétages de plombs, déprimes, blocages, grèves... Huit agents sur dix bidouillent pour zapper l’application. -- Léa Sédik, L'ANPE radie même son logiciel, CQFD n°30.

Le prix du bouzin ? Oubliez le logo, c'était une pécadille à côté... 22,8 millions d'euros !. À la poubelle...

« Le risque est grave de voir les médias s’emparer de cette affaire et de la décrire comme un scandale financier », prévient en juin 2005 un « ancien » de la mission Géode dans le journal du syndicat national de l’ANPE. -- L'ANPE radie même son logiciel

Outre l'aspect proprement scandaleux de l'affaire, on peut (on doit même !) la rapprocher de l'objectif que c'est fixé l'Adullact, à savoir que l'argent public ne doit payer qu'une seule fois pour un logiciel, et que ce logiciel doit être libre pour être utilisé par tous.

La volonté de l'ANPE d'abandonner Aladin (le logiciel de l'Unédic) pour créer Géode remonte à 1997. À cette époque les logiciels libres étaient quasiment inconnus. Mais l'on voit bien ici que ce gouffre financier aurait pû être évité si Aladin avait été libre. Je ne sais pas si Aladin appartient à l'Unédic, ni s'ils auraient la possibilité de le passer en libre, mais un tel fiasco doit aujourd'hui être évité, et cela doit passer par une utilisation des logiciels libres.

Si avec tout ça je ne suis pas radié... bah, au moins, j'aurai des arguments lors de l'entretien.

jeudi 16 février 2006

Utiliser les marqueurs

On aimerait parfois pouvoir définir une zone de manière totalement arbitraire dans un fichier texte, et cela sans se soucier des numéros de lignes[1]. Pour cela, dans Vim, on peut placer des marqueurs.

Placer le marqueur c (où c est un caractère pris dans [a-Z] soit une lettre, minuscule ou majuscule[2]) sur la ligne courante :

mc

Se positionner sur la ligne marquée c :

'c

Exemple d'utilisation, effacer toutes les lignes se trouvant entre la position courante et la ligne marquée "a" :

d'a

Notes

[1] Notez que pour afficher les numéros de ligne il faut taper :set number et pour les masquer :set nonumber.

[2] Bien sûr la casse est importante. Ainsi, si vous définissez une marqueur "a", vous ne pourrez le retrouver en cherchant "A".

mardi 14 février 2006

Pourquoi il faut aimer les Jeux olympiques

Si comme moi vous aimez les Jeux vous ne pourrez qu'apprécier. Sinon, lisez quand même ces quelques extraits, ça ne peut que vous faire du bien.

« Il y a deux races distinctes : celle au regard franc, aux muscles forts, à la démarche assurée et celle des maladifs, à la mine résignée et humble, à l’air vaincu. Hé bien ! C’est dans les collèges comme dans le monde : les faibles sont écartés, le bénéfice de cette éducation n’est appréciable qu’aux forts. » Pierre de Coubertin, fondateur des Jeux Olympiques, in « Education anglaise ».

« La première caractéristique essentielle de l’olympisme ancien aussi bien que de l’olympisme moderne, c’est d’être une religion. En ciselant son corps par l’exercice comme le fait un sculpteur d’une statue, l’athlète antique honorait les dieux. En faisant de même, l’athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau » Pierre de Coubertin, « Les assises philosophiques de l’Olympisme moderne ».

« Au mois de novembre, la police a reçu le droit de déplacer, « avec l’emploi raisonnable de la force », toute personne qui pourrait être « une nuisance ou un ennui » - la définition de ces termes restant à l’appréciation des forces de l’ordre. [...] « Pendant les Jeux, les centres spécialisés ne pourront pas loger plus de 10 % des SDF de Sydney. Tous les hôtels de la ville ont déjà été réservés par les autorités et le comité d’organisation des Jeux ; 25 000 SDF ne pourront donc trouver de toit ». Tristan de Bourbon, L’Humanité du 24 février 2000.

« La piste de bob pour les Olympiades de 2006 sera construite sur le territoire de la commune de Cesana T. [...] Cette bande de ciment de 1400 m de long détruirait une forêt de mélèzes et un alpage. À plusieurs endroits, cette structure ferait plusieurs mètres de haut et constituerait ainsi une sorte de « digue ». Les 48 tonnes d’ammoniaque qui couleraient le long de la piste pour la refroidir sont également préoccupantes. [...] Le coût prévu de la piste de bob de Cesana est déjà passé de 35 à 55 millions d’euros ». La Stampa du 16 novembre 2002.

Pourquoi il faut aimer les J.O.

PS : non, pas de lien vers le site des J.O.

jeudi 9 février 2006

Comment perdre sa musique légale (avec DRM)

Les DRM (ou aussi joliment appelés mesures techniques de protection) sont prétendument des verrous pour empêcher la copie d'un support (CD) ou d'un fichier numérique téléchargé sur une plateforme dite légale. Ils peuvent aussi limiter le nombre de copies, voire d'écoutes d'un morceau.

Sauf que :

  • Les DRM sont inefficaces dans le but avoué par leurs promotteurs (empêcher à la musique ainsi protégée de se retrouver sur les réseaux d'échange) ; j'en avais déjà fait la démonstration. Et je reviendrai encore sur ce point prochainement.
  • Les DRM sont contraignants uniquement pour les honnêtes gens, qui achète leur musique sur les plateformes précitées ou leurs CD dans le commerce. Lire le billet de Tristan : Les majors du disque vous souhaitent un joyeux Noël

Jérôme Colombain, journaliste à France info, a fait les frais d'un autre aspect néfaste des DRM. Ceux gérés par Windows Media Player (donc pour une lecture sur un PC Windows) sont directement liés à votre configuration matérielle (entre nous je ne vois pas comment l'on peut accepter une telle abération). Donc, si vous en changer, il vous faudra racheter toute votre musique...

[Jérôme Colombain] Comment j'ai perdu ma musique légale

Enfin, je voudrais revenir sur le mot légal accolé à musique. Que l'on soit bien clair, la musique légale n'est pas limité aux plateformes de téléchargement payant. Lorsque vous téléchargez de la musique sur Jamendo, Musique Libre ou tout autre site proposant de la musique libre, vous êtes toujours dans la légalité !

mercredi 8 février 2006

La ville de Marseille adhère à l'Adullact

Information lue sur le blog de Frédéric Dutoit député de la 4e circonscription de Marseille et maire du 8e secteur.

La Ville de Marseille a décidé, aujourd’hui 6 février, d’adhérer à l'Association des Développeurs et des Utilisateurs de Logiciels Libres pour les Administrations et les Collectivités Territoriales dans le cadre de sa démarche sur l’utilisation des logiciels libres.

Marseille et le Logiciel Libre

Pour rappel, l'Adullact s'est donnée pour objectifs de soutenir et coordonner l'action des collectivités territoriales, des administrations publiques et des centres hospitaliers dans le but de promouvoir, développer, mutualiser et maintenir un patrimoine commun de logiciels libres utiles aux missions de service public.

PS : Si vous êtes sur Marseille jeudi (demain) soir et que vous souhaitiez participer à l'argumentaire anti-Dadvsi, Frédéric Dutoit invite toutes les personnes en France qui militent pour la liberté sur Internet

Répression anti-vélo

La Fédération des usagers de la bicyclette a encore du pain sur la planche pour faire accepter la présence du vélo dans nos villes, y compris auprès des représentants de l'autorité. Le bon sens n'est vraisemblablement pas un critère de recrutement...

Paris libérée sur le bar de Gandi.

mardi 7 février 2006

Apache 2 et les modules

Parce que je ne configure pas tous les jours un Apache 2 et que j'avais oublié depuis la dernière fois.

Pour activer des modules, ce n'est plus le fichier /etc/apache/httpd.conf qu'il faut modifier, mais l'on doit utiliser les commandes a2enmod (pour activer) et a2dismod (pour arrêter).

a2enmod rewrite

Bien sûr, il faut ensuite relancer le serveur pour qu'il prenne en compte les modifs (au cas où vous oubliriez, Apache vous le rappelle).

/etc/init.d/apache2 force-reload
  • la liste des modules actifs se trouve dans le répertoire /etc/apache2/mods-enabled/
  • la liste des modules disponibles (donc activables) se trouve dans /etc/apache2/mods-available/

Apache 2 c'est bon, mangez-en.

lundi 6 février 2006

Une bonne adresse sur Paris pour les amateurs de BD

Je ne passe pas souvent par la capitale, mais à chaque fois j'aime bien prendre le temps de flaner chez AAAPOUM BAPOUM, une boutique fort sympathique où l'on trouve des BD[1]. En voici une description plus détaillée :

  • Située au 8 rue Dante[2], Paris 5e.
  • Fermée le dimanche. Ouverte les autres jours de 11h (environ...) à 20h.
  • On y trouve surtout des bédés rares ou d'occasion, certaines très chères, d'autres beaucoup plus abordables.
  • Il y règne en permanence un léger désordre apparent, qui est en fait le résultat d'un effort patient et constant de ses occupants.
  • Froide en hiver, chaude en été, AAAPOUM BAPOUM vit en phase avec son temps.
  • On y trouve aussi bien de la bédé franco-belge que du manga ou du comics.

Et depuis peu, Stéphane et Vladimir, les deux sympathiques libraires, ont ouvert un blog où ils parlent de leur passion : blod BD d'AAAPOUM BAPOUM

Notes

[1] Et pas des annabacs comme me le demandait cette jeune lycéenne l'autre jour quand j'y suis passé...

[2] À l'intersection de la rue St-Jacques et du boulevard St-Germain

samedi 4 février 2006

Bah vi !

BashFR, c'est le recueil des perles des discussions IRC en français, le genre de site chronophage...

#2347 (+) 682 (-)
<prozac> tiens Moogle
<prozac> toi qui est un sbire de l'open source
<Moogle> ouéééé
<prozac> tu connaitrais pas un bon IDE
<Moogle> vi
<prozac> atta
<prozac> un bon IDE dans lequel tu as une base de donnée
<prozac> de toutes les variables et définitions diverses
<Moogle> bah vi
<prozac> style tu peux faire "jump to definition" ou "jump to reference"
<prozac> mais un vrai truc, pas comme sous visual studio où c'est tout moisi
<Moogle> vi
<prozac> si t'avais ça sous zindows ça serait le bonheur intégral
<Moogle> bah vi
<prozac> avec des nichons en plus?
<Moogle> ah nan ca quand meme pas
<prozac> mince
<prozac> c'était bien tenté
<prozac> alors, comment que ça s'appelle??
<Moogle> vi
<prozac> hum
<prozac> tu parles de vi, depuis tout à l'heure?
<Moogle> bah oui !
<Moogle> ^^