Votre logiciel préféré n'existe qu'en anglais, ou alors, il a été mal traduit ? De même pour sa documentation ? Il est donc temps pour vous de devenir contributeur ! Comment ? Simplement en traduisant ce fameux logiciel qui en a bien besoin. Mais comment traduire, pour ou commencer, quels sont les outils ? Outre les adresses fournies en lien, vous pouvez vous rendre à une « traduc party » dont la première eût lieu le 26 juin à Orsay (91).

Cette journée fut donc une première, à l'initiative de Matthieu Compin (Parinux) pour son expérience de l'organisation, et de Gérard Delafond (KDE France) pour son expérience de la traduction. L'association Traduc.org fut également de la partie.

Une rengaine fréquemment entendue est « je ne peux pas contribuer au logiciel Libre, je ne sais pas programmer ». Si l'on comptait uniquement sur les programmeurs pour faire avancer le Logiciel libre, on irait pas loin. Certes, programmer est utile, mais si personne ne peut utiliser ce qui a été programmé, c'est idiot. Aussi, des compétences plus « littéraires » sont nécessaires afin de documenter, traduire les interfaces et les documentations. La traduction nécessite d'une part de bien comprendre la langue d'origine (généralement l'anglais) et d'autre part, d'avoir une orthographe et une grammaire de bonne qualité (ce qui n'est généralement pas le cas des programmeurs).

Gérard Delafond commença la matinée par une présentation sur l'art de la traduction (méthodes, erreurs à éviter) avec démonstration des outils tels que KBabel. Suivi ensuite une présentation des projets de traduction dont les responsables étaient présents : KDE, Linux from Scratch, le guide Advanced Bash Scripting, PostgreSQL, les Howto du Linux Documentation Project (LDP) et les pages de man hors LDP.

Après un copieux pique-nique alimenté par tous les participants l'après-midi fut consacré à la pratique. Une trentaine d'ordinateurs concentrés dans deux salles ont permis à tous de pouvoir s'adonner à la traduction. Les responsables de projets (Gérard Delafond, Guillaume Lelarge et Jean-Philippe Guérard) étaient à disposition pour conseils, renseignements et aide en tout genre.

La journée fut jugée très positive par les participants : de nouveaux volontaires se sont découvert une vocation, de nouveaux textes ont été traduits. On a toutes les raisons de penser que ce genre d'événement va se généraliser comme c'est déjà le cas pour les install-parties. À quand la prochaine ?

Léa-Linux organisait, dans les mêmes locaux, une Léa party avec conférences. On a notamment pu croiser des orateurs tels que Tristan Nitot (Mozilla Europe), Thierry Stœhr (Pour les formats ouverts !) ou Guillaume Rousse (Penguin Liberation Front). L'idée de coupler deux événements offre ainsi de la diversité au visiteur et lui permet de découvrir des choses pour lesquelles il n'était pas spécifiquement venu.